Dans la forêt[bd]. Il faudra attendre les mises en scène de Louis Jouvet et Jean Vilar pour la faire redécouvrir au public des théâtres. D’une part, Giliberto reste assez fidèle à la version tragi-comique espagnole., D’autre part, Cicognini lui donne une tournure baroque, mélange de meurtres et de pantalonnades. 1. The aristocrat Dom Juan is a rakehell who seduces, marries, and abandons Elvira, discarded as just another romantic conquest. Chez dom Juan[bf]. D'après leurs dialogues, ils se connaissent et se sont rencontrés récemment. Ce même texte de Dorimond retitré sera plusieurs fois réédité au cours des années suivantes (1674, 1679[59], 1683, 1691), mais alors carrément sous le nom de « J.B.P. Or, selon les mêmes historiens, si Le Festin de Pierre n'a pas été rejoué à la fin du printemps comme devait l'être Amphitryon trois ans plus tard, c'est peut-être que les comédiens italiens partis l'année précédente en Italie étaient de retour à Paris, alternant de nouveau avec la troupe de Molière sur la scène du Palais-Royal ; sur cette scène encore mal équipée pour les machines, cette alternance quotidienne rendait impossible la reprise d'une pièce qui nécessitait un système complexe de décorations (près de cinquante châssis à manœuvrer). Dom Louis le quitte, éperdu de bonheur ; bonheur partagé par le naïf Sganarelle, que dom Juan s'empresse de détromper, en faisant un long et vibrant éloge de l'hypocrisie. » D'autre part, la formule « grand seigneur méchant homme » apparaît comme un oxymore bien venu, puisque par « nature » un grand seigneur est ou se doit d'être un « gentil-homme », contrairement au « bourgeois », qui, à vouloir jouer les gentilshommes, ne saurait que se rendre ridicule. Une chose est certaine : jamais du vivant de Molière et avant la première publication de sa pièce en 1682, aucun auteur ne l'a citée ou évoquée sous le titre de Dom Juan, et il faudra attendre Goldoni, en 1736, pour voir un auteur étranger adapter la légende sous le titre de Don Giovanni. Vous voyez bien que c'est du Festin de Pierre du fameux Molière dont je vous parle. Les prédécesseurs français de Molière avaient sous-titré leur pièce Le Fils criminel, parce que leur héros faisait réellement mourir son père (« de douleur, de regret, de colère » chez Dorimond, des suites d’un coup de poing chez Villiers). Pour Gendarme de Bévotte c'est un honnête homme, à la bonté naïve[116]. - 10 citations - Référence citations - Citations Dom Juan, ou le Festin de Pierre (1665) Sélection de 10 citations et proverbes sur le thème Dom Juan, ou le Festin de Pierre (1665) Découvrez un dicton, une parole, un bon mot, un proverbe, une citation ou phrase Dom Juan, ou le Festin de Pierre (1665) issus de livres, discours ou entretiens. Il y voit une « tragi-comédie à fin tragique » : en effet, Molière traite d'un sujet sérieux en y mêlant des éléments comiques et en travaillant sur des héros d'un rang social élevé. Deux siècles plus tard, Désiré Laverdant qualifie Sganarelle de « grotesque docteur… médisant et traître… lâche et impudent menteur… avare ignoble, égoïste… poltron… idiotement superstitieux »[121]. Du point de vue des querelles, il y a donc bien une dimension religieuse en débat[44]. Il en parle en poète et en esthète, c'est pour lui un art véritable. Dom Juan est, ainsi le décrit son valet dès l’exposition, « un grand seigneur ». Mes gages s’en sont allés au Diable ! À l'aube du XXe siècle, l'acteur Constant Coquelin écrit : « C'est, tout le monde en convient, la pièce la plus singulière de l'auteur et de son temps. Ainsi, bien que les droits de publication aient été obtenus, la pièce ne paraît pas. La pièce a également été reprise à la télévision, au cinéma et adaptée en roman graphique : Arrivé en ville après avoir abandonné done Elvire, qu’il avait fait sortir d’un couvent pour l’épouser, dom Juan Tenorio aperçoit une jeune fille à la veille de se marier et projette de l’enlever tandis qu’elle fera une promenade en mer avec son fiancé. les comédiens ordinaires du roi […] la jouent trop en comédie et pas assez en drame, et c'en est un véritable, avec mélange du comique et du tragique, du burlesque et du terrible, — spectres, apparitions, changements à vue, fantaisie espagnole, profondeur shakespearienne, ironie française, tout s'y trouve[138] », Jules Lemaître parle, quant à lui, d'une « tragi-comédie fantastique et bouffonne […] une macédoine incroyable de tous les genres », ajoutant aussitôt : « Avec cela, il n'est guère de pièce ni plus intéressante d'un bout à l'autre, ni plus émouvante par endroits, ni plus amusante[139]. Entre Elvire, en « Madeleine pénitente », qui vient mettre en garde son époux contre le « courroux du ciel » et tenter, en vain, d'obtenir qu'il se repente. Dans son adaptation, non seulement le Commandeur n’a pas de nom, mais Elvire n’est pas sa fille, et « le titre reste pour ainsi dire en l’air, comme pour signifier d’emblée l’appartenance de la pièce à une tradition dont l’auteur ne se réclame pas et pour le décharger de ce qu’elle peut avoir d’extravagant »[15]. [Henri Wetstein], avis de l'imprimeur au lecteur. / DOM JUAN.- Comment ? Dorimond, dont c'est la première œuvre dramatique imprimée, la fait paraître en janvier 1659, chez un libraire lyonnais, avec une épître dédicatoire au duc de Roquelaure, incrédule notoire[j], mais qualifié par Dorimond de « modèle parfait [de la] vertu », en qui « cette pièce […] étrangère » ne pouvait « trouver une plus heureuse protection ». Dom Juan ou Le festin de Pierre est une comédie de Molière, écrite en cinq actes et en prose, représentée pour la première fois le 15 février 1665 au théâtre du Palais-Royal à Paris. ». En effet, l'écuyer de la jeune femme, Gusmon, ne comprend pas l’abandon de Dom Juan après le mariage et ce d’autant plus que Done Elvire était au couvent avant leur rencontre. Le silence qui entoura la pièce après 1665 devait conduire Adrien Baillet à soutenir, dans un long et stimulant article consacré à « M. de Moliere », que Le Festin de Pierre, qui à la date où il écrivait n'avait pas encore été publié, « doit passer pour une pièce supprimée, dont la mémoire ne subsiste plus que par les Observations qu'on a faites contre cette pièce et celle du Tartuffe »[43]. Certains commentateurs ont relevé les éléments qui semblent tirer la pièce vers la tragédie : dom Juan présenté comme tyran de son entourage, la tension dramatique due au fait que le personnage principal est poussé par un destin qui l'entraîne inéluctablement vers son châtiment[146], les revirements de Sganarelle contraint d'agir en contradiction avec ses convictions[147], le comportement de done Elvire et dom Louis[148]. Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Victor Fournel, Paul Lacroix, Emile Picot, Jules Levallois, « Histoire du Théâtre français », Voir ce qu'une connaissance de Molière, le dramaturge et historien. De fait, cette phrase est un « mot célèbre de libertin » déjà cité dans le Socrate chrétien de Guez de Balzac (1652)[107] et caractérise dom Juan comme un athée, ainsi que le signale Donneau de Visé : « Si [Molière] l'auteur a fait dire [à Dom Juan] que deux et deux sont quatre et que quatre et quatre sont huit, ce n'était que pour faire reconnaître qu'il était athée, pour ce qu'il était nécessaire qu'on le sût, à cause du châtiment. Ainsi s'achevait déjà la comédie de Cicognini[153] : « O pover al me Patron, al me salari, è andà a cà del Diavol. « proscription qui, par ménagement pour Molière, resta clandestine[57] »? Le spectacle, où se mêlent tous les registres, du comique farcesque au sérieux, voire au tragique, est accueilli avec enthousiasme par le public parisien, mais fait l'objet d’une violente attaque dans les semaines qui suivent les représentations. D’ailleurs, le succès des comédiens italiens avec cette pièce oblige les troupes française à la représenter également. Que ses approbateurs le vissent en ce lieu, Avisant un homme en haillons, ils lui demandent leur chemin. J'ai suivi la prose assez exactement dans tout le reste, à l'exception des scènes du troisième et du cinquième acte, où j'ai fait parler des femmes. Ce sont justement des comédiens italiens qui font connaître la version burlesque de Cicognini à Molière en 1658. Nous verrons dans cette fiche de synthèse sur cette pièce qui mêle à la fois classicisme et baroque: 1) l’évolution de la pièce censurée. Dom Juan ordonne à Sganarelle de le convier à dîner. Certains éléments semblent faire du Festin de Pierre une comédie de mœurs : description de nobles, d'un bourgeois, de serviteurs, de paysans et de caractères[145]. De nos jours, le caractère de Don Juan, agrandi par Mozart, lord Byron, Alfred de Musset et Hoffmann, est interprété d'une façon plus humaine, plus large, plus poétique ; il est devenu, en quelque sorte, le Faust de l'amour… ». Il convient de rappeler que l’année précédente, Molière avait déjà donné une pièce où les faux dévots étaient moqués: Tartuffe ou l’imposteur. En faisant imprimer sa propre adaptation en janvier de la même année, Dorimond a déjà choisi ce titre. Tout semble donc désigner les comédiens italiens comme les premiers auteurs, sans doute involontaires, de ce titre drolatique et sibyllin[m]. © MARY EVANS/SIPA - Illustration de Dom Juan " Dom Juan " … Mais il s'agit bel et bien d'un privilège réécrit et donc d'une escroquerie, puisque le privilège du 12 avril 1661, enregistré par Quinet le 10 août suivant, a été « obtenu sous le nom du Sr Dorimond »[58]. Dom Juan accepte, la statue se retire. C'est cette édition, dans son état le plus censuré, qui sera publiée en France jusqu'au début du XIXe siècle. Une sorte de camaraderie, où se mêlent la crainte, la haine, l'amour et des intérêts communs, naît de leurs aventures partagées[133]. Arrive Mathurine, à qui dom Juan a également promis le mariage et qui exige des explications de Charlotte. Il lui brosse, avec quelque forfanterie, un terrifiant portrait de dom Juan en mécréant volage et cynique. Aux termes du marché passé le 3 décembre 1664, entre les comédiens de la troupe et les deux peintres spécialisés auxquels ils ont fait appel, ces derniers doivent fournir, dans un délai de six semaines, les toiles montées sur châssis qui composaient le "décor" du spectacle. Reveillé-Parise, Paris, 1846, III, BNF, Manuscrits français, 15012 f° 45, reproduit par, Dans ses Éphémérides de 1665, à la date du. Le Festin de Pierre est une comédie de Molière en cinq actes et en prose dont la « Troupe de Monsieur frère unique du roi » donna quinze représentations triomphales en février et mars 1665 sur le théâtre de la grande salle du Palais-Royal à Paris. Mais, malgré leurs relations amicales, Sganarelle demeure un inférieur[126] qui doit même risquer sa vie pour son maître[136]. En 1705, Grimarest confirme dans sa Vie de Molière que la réputation sulfureuse attachée à la pièce ne s'est pas améliorée : « Molière, qui avait accoutumé le public à lui donner souvent des nouveautés, hasarda son Festin de Pierre le 15 de février 1665. Les éditeurs et les censeurs, manifestement inspirés par le pamphlet de Rochemont, ont procédé à des coupures qui aboutissent à faire disparaître le crédo mathématique de dom Juan — « Je crois que deux et deux sont quatre […] et que quatre et quatre sont huit » —, son refus de croire au Ciel et à l'enfer, la croyance de Sganarelle au Moine bourru et la demande de jurement faite au pauvre (voir section Paris, 1682)[30]. Aiut, soccors, ch' al me Patron è precipità[bi]. Le plus probable est que « Molière a joué sur deux tableaux : tout en contribuant à la critique des grands seigneurs libertins, encore proches de l'esprit de la Fronde, il a intensifié son procès des hypocrites en dénonçant la cabale dont il a été victime (laquelle, par habile amalgame, se trouve, dans Dom Juan, réunir de pieux intolérants, des imposteurs et même des athées déguisés)[159]. Elle est ensuite donnée 15 fois jusqu’à Pâques. Ce libelle s'achève sur l'évocation des maux qui risquent de s'abattre sur la France — conformément à la croyance de l'époque[28] — si le roi tolère l'insulte ainsi faite à la religion : « Il ne faut qu'un homme de bien, quand il a la puissance, pour sauver un Royaume ; et il ne faut qu‘un Athée, quand il a la malice, pour le ruiner et pour le perdre. Achevé d'imprimer daté du 31 octobre 1682. Par son côté ridicule, il sert de faire valoir et il joue le rôle d'intercesseur avec le public : c'est par lui que l'on découvre le maître ainsi que ses projets et ses sentiments. On dénombre plus d'une vingtaine d'exemplaires dans les seules bibliothèques publiques du monde entier[y], exemplaires eux-mêmes répartis en une demi-douzaine d'éditions ou tirages différents. www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/moliere-dom-juan.html D'autres voient plutôt dans ce « gros, gros Monsieur » en « habit bien doré [et] perruque blonde et bien frisée » un jeune courtisan à la mode, inconstant et « libertin sans savoir pourquoi » : « Molière a saisi l'occasion d'accorder un héros d'origine étrangère aux intérêts et aux goûts de la partie mondaine de son public. Qu'on le traite en un mot comme un dernier coquin, Cette version continuera d'être représentée sous le nom de Molière jusqu'en 1841. Pour les Français de 1665, don Juan n'est pas encore le personnage mythique qu'il deviendra à l'époque romantique, mais le héros d'une légende plus ou moins apologétique que le public parisien a découverte dans la version comique que la troupe italienne en a donnée sept ans plus tôt sur la scène du Petit-Bourbon. Contrairement à ce qui s'est passé avec le personnage de Tartuffe, aucun spectateur ou lecteur du XVIIe siècle n'a fait le moindre rapprochement entre le « grand seigneur méchant homme » et tel ou tel contemporain. / LA RAMÉE.- Douze André Georges, « Le Héros de Molière : Don Juan Tenorio ou le séducteur traqué par Dieu », Laurent Fourcaut, « Don Juan et la déconstruction des idéologies : une lecture du. Une ordonnance du 30 mars 1635 n'autorisait la vente du tabac qu'en pharmacie, sur prescription médicale. Deux siècles plus tard, Théodore de Banville, reprenant la question de Sganarelle : « Mais encore faut-il croire quelque chose dans le monde ; qu'est-ce que vous croyez ? En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées. S'ensuit entre eux une scène de dépit amoureux. Voici une analyse de l’acte 1 scène 2 de Dom Juan de Molière (la profession de foi du séducteur). Dom Juan (ou Le festin de Pierre) fut écrit par Molière à la suite de l'interdiction de Tartuffe. Ainsi, pour Jacques Lassalle, la pièce est « l'impitoyable et sarcastique procès de la croyance », et son héros est « dans une sereine et tranquille détermination d'athée, d'impie, de libertin et d'étrange méchanceté »[111]. Les personnages ont besoin l'un de l'autre et s'éclairent mutuellement[130]. Ou peut-être veut-il, comme le suggère Joan DeJean, suggérer que les préoccupations spirituelles s'effacent devant les préoccupations économiques[154]. les comédiens ordinaires du roi […] la jouent trop en comédie et pas assez en drame, et c'en est un véritable, avec mélange du comique et du tragique, du burlesque et du terrible, — spectres, apparitions, changements à vue, fantaisie espagnole, profondeur shakespearienne, ironie française, tout s'y trouve, « Après tant d'années de service, [je] n'ai point d'autre récompense que de voir à mes yeux l'impiété de mon maître, punie par le plus épouvantable châtiment », « une œuvre de dénonciation des scandales libertins à l'intérieur d'une réflexion chrétienne sur la faute et le châtiment », « une défense et une illustration du libertinage, « Molière a joué sur deux tableaux : tout en contribuant à la critique des grands seigneurs libertins, encore proches de l'esprit de la, C'est probablement après la dernière représentation du, Toutefois, on ne peut exclure qu’il ait lu le, Il est probable que le « dialogue » sur les croyances de Dom Juan (, Le patois de Charlotte et Pierrot doit beaucoup à celui du paysan Gareau dans le, «… Je sais bien que j’aurais beaucoup mieux fait de supprimer cet ouvrage que de lui faire souffrir la presse, puisque, si par exemple on voit des héros de roman mériter la corde pour leurs subtilités, celui de cette pièce mérite le feu qui le foudroie pour l’expiation de ses crimes. Le costume d'empereur romain du Commandeur statufié pourrait corroborer cette hypothèse. ». L'extrait du privilège reproduit au verso de la page 115 indique que le privilège a été accordé « à T.C. Le lendemain en fin d’après-midi, dom Juan apprend à son père éperdu de joie qu’il a décidé de revenir à la religion, puis il confie à Sganarelle que ce revirement subit n’est qu’un stratagème destiné à le mettre à l’abri de tous les désagréments qui pourraient lui arriver. Le public parisien découvre l'histoire de Don Juan avec le spectacle donné par les Italiens en 1657 ou 1658, dont l'existence n'est connue que par la référence qu'y fera Villiers dans l'épître dédicatoire[g] et l'avis au lecteur[h] de son propre Festin de Pierre. Don avec un « n » est le titre donné aux nobles en Espagne. These cookies will be stored in your browser only with your consent. Les derniers éditeurs de Molière dans la collection de la Pléiade affirment de même que la scène du Pauvre a suscité « la fureur des adversaires de Molière[37] ». Il répond en tirant l'épée. Fait exceptionnel, si l'on en croit le gazetier, les comédiens ont ouvert leurs dernières répétitions à certains visiteurs amis susceptibles de battre le rappel des spectateurs hésitants[23]. Le hasard l’amène à sauver la vie de dom Carlos, qui en retour accepte de différer sa vengeance, à la condition que dom Juan reprendra la vie commune avec done Elvire. Le succès des Observations est aussi fulgurant que celui du spectacle. La statue du Commandeur, ce chef-d'œuvre de la terreur espagnole, est une création bien autrement neuve et sinistre que le fantôme d'Elseneur ; elle s'évanouit dans Molière. La première version dramatique de l'histoire, sans doute très ancienne, du débauché châtié par une statue de pierre qu'il avait invitée à dîner est la comedia de Tirso de Molina intitulée El Burlador de Sevilla y combidado de piedra. Ce dernier étant sorti, un « spectre en femme voilée » apparaît, qui engage dom Juan pour la dernière fois à se repentir. Non seulement il réjouit et purge les cerveaux humains, mais encore il instruit les âmes à la vertu, et l’on apprend avec lui à devenir honnête homme. Dans ses Observations […] sur le Festin de Pierre, Rochemont dénonce en Sganarelle un personnage « plus impie que son maître », et explique par ce trait l'indignation qu'aurait suscitée la pièce. Pourquoi, enfin, aurait-il refusé, pour la première fois depuis 1658, de voir une pièce de son comédien et auteur favori, une comédie dont tout Paris savait qu'elle devait constituer (ou au moins contenir) une réponse aux accusations portées contre Le Tartuffe ? Au responsable des commandes de votre établissement scolaire Pour des raisons que l’on ignore — intervention de Molière ? D'autres abondent dans ce sens, en soulignant les nombreuses ruptures de ton, et en montrant que les personnages semblent ne pas se prendre au sérieux et présentent des aspects contradictoires[144]. À l’aide, au secours, mon maître est tombé. La mise en vers expurgée de Thomas Corneille, Le siècle des Lumières : entre le mépris et l'oubli, « La pièce, écrivent-ils, fut jugée irréligieuse, et ceux qui, sincèrement ou non, en portèrent ce jugement, se firent écouter : ces deux faits sont hors de doute, « On ne se sentit plus libre ni de la représenter, ni de l'imprimer, au moins tant que Molière vécut, « Je pourrois dire toutefois qu’il [le Roi] sçavoit bien ce qu’il faisait en laissant jouer le Festin de Pierre, qu'il ne vouloit pas que les Tartuffes eussent plus d’authorité que luy dans son Royaume », « quelle que soit la valeur de cette bienveillante remarque, il est probable qu'on n'aurait pas osé l'attribuer au Roi, s'il ne l'avait pas faite, « cette information [l'article de la Gazette] fait avancer de deux mois la date du 14 août habituellement retenue (d'après le Registre de La Grange) pour la promotion de la Troupe de Monsieur au rang de Troupe du Roi, « Le fait que la pièce n’ait été ni reprise ni éditée par Molière lui-même semble indiquer qu’il s’est trouvé en danger devant ces critiques, « L'abîme enflammé où dom Juan disparait au, « proscription qui, par ménagement pour Molière, resta clandestine, « Y a-t-il une école d'athéisme plus ouverte que le Festin de Pierre, où après avoir fait dire toutes les impiétés les plus horribles à un athée, qui a beaucoup d'esprit, l'auteur confie la cause de Dieu à un valet, à qui il fait dire, pour la soutenir, toutes les impertinences du monde, « Quelques personnes qui ont tout pouvoir sur moi », « à cause des grands désordres qui arrivaient tous les jours dans ces lieux-là », « [d']affirmer la fertilité du théâtre comme mimésis libératrice de la société laïque, « MM. Ils pointent son désir toujours inassouvi de conquête féminine[97], le présentent en perpétuelle fuite[98], évoquent sa crainte du passé synonyme de mort[99], son instabilité et sa quête insatiable de changement[100]. Dom Juan annonce à son père que, touché par la grâce, il a décidé de changer de vie et de travailler « à obtenir du Ciel une pleine rémission [de ses] crimes ». Où l'on voit la réponse au Theologien qui la deffend, avec l'Histoire du Theâtre, et les sentimens des Docteurs de l'Eglise depuis le premier siecle jusqu'à present, Suite du Menagiana, ou Bons mots, rencontres agréables, pensées judicieuses et observations curieuses de M. Ménage, de l'Académie françoise, Diversitez curieuses en plusieurs lettres, Bibliothèque des théâtres, contenant le catalogue alphabétique des pièces dramatiques, opéras, parodies et opéras-comiques, et le tems de leurs représentations, Dictionnaire des cas de conscience décidés suivant les principes de la morale, les usages de la discipline ecclésiastique, l'autorité des conciles et des canonistes, et la jurisprudence du royaume, Mémoires pour servir à l'histoire des hommes illustres dans la république des lettres, avec un catalogue raisonné de leurs ouvrages, Mémoires sur la vie et les ouvrages de Molière, Histoire du théâtre françois depuis son origine jusqu'à présent, Dictionnaire portatif, historique et littéraire des théâtres, Reflexions morales, politiques, historiques, et littéraires sur le théâtre, Molière, drame en cinq actes et en prose, imité de Goldoni, Manuel du libraire et de l'amateur de livres, Histoire de la vie et des ouvrages de Molière, Histoire de l'art dramatique en France depuis vingt-cinq ans, Le Festin de pierre avant Molière (Dorimon, De Villiers, Scénario des Italiens, Cicognini), Conférencia, le journal de l'Université des Annales, Le “libertinage” de Molière et la portée de, Théâtre et Idéologie : note sur la dramaturgie de Molière, = http://www.alaintestart.com/doc_textes/article_hom_0439-4216_1981_num_21_1_368163.pdf Don Juan, le joueur de tours. Dom Juan, oeuvre complète. Il … Dom Juan ou le festin de pierre de Molière est donné pour la première fois au Palais Royal en 1665. Ce site utilise des cookies, en continuant de naviguer sur ce site internet vous acceptez l'usage des cookies afin d'améliorer la qualité des services à vous proposer. Cependant, comme il ne pouvait rien dire qui ne fût blâmé, l'auteur du Festin de Pierre, par un trait de prudence admirable, a trouvé le moyen de le faire connaître pour ce qu'il est sans le faire raisonner[108] ».
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